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Le Chant du Tibet

Voyage à travers l'Ouest Chinois

26 Mai 2009, 07:52am

Publié par Chris


Wagon restaurant du T 69, la ligne qui relie Beijing à Urumqi en 42 heures


Jusqu'au dernier instant, j'ai envisagé de ne pas monter dans l'avion.
Trop de doutes subsistaient encore en moi. Partir une première fois avait été difficile. Pourquoi se jeter à nouveau sur les chemins incertains et inconfortables de l'aventure ? Le poids d'un projet inachevé était-il devenu si lourd ?
Le Tibet, cettte terre mythique, m'appelait à la rejoindre. A nouveau, fidèle à mon principe de déplacement mu par ma propre énergie, je choisis Urumqi à l'extrême ouest de la Chine, comme point de départ et une bicyclette locale pour descendre vers le sud, vers l'Himalaya.

 
Urumqi, capitale de la province du Xinjiang. 1,5 million d'habitants



Etalage de produits aphrodisiaques et de médecine naturels séchés


Pains Ouïghour, les nans
 


Ratés au départ

Mars 2009. L'hiver sévit encore au nord de la chaîne montagneuse des Tian Shan. Après 2 jours de voyage, je suis confronté à une tempête de neige et je suis contraint de faire demi-tour devant  la soudaineté de la bourrasque glacée. 48 heures plus tard, je reprenais la route. Le vent m'accueillit. Une tempête de folie. J'avançais tête baissée à 5 ou 6 km/h sur une route parfaitement plate. Les Tian Shan ne voulaient pas me laisser partir. Je reculais une deuxième fois. A l'hôtel Yi Lin Sha d'Urumqi, le personnel commençait à s'interroger sur mes allers et venues incessantes. Moi aussi...



















Tempête de vent à la sortie d'Urumqi. La présence de ce champ d'éoliennes me confirme que le phénomène n'est pas exceptionnel pour la région. Pour une bicyclette, cela signifie l'enfer.





























Le 3ème départ sera le bon. Rendu méfiant par les conditions climatiques, je ne parcours que 40 km et adopte la technique du "wait and see". Je me nourris ici de nans et de saucisses sous film faciles à transporter.


Un vieil homme m'aborde. Comme souvent, je ne comprends pas les questions que l'on me pose. Je me risque à un "fa-guo" (France). L'homme me regarde et lève le pouce. 
- Fan Dian ? (hotel ?) lui demandai-je 
Il me fait signe de le suivre. Plutôt bon signe. Avec sa démarche en canard, il me conduit devant l'établissement le moins avenant de la ville-rue où je venais de m'arrêter. Je m'en contrefichais. L'homme déploya tant d'énergie pour m'accueillir qu'il réussit à me faire oublier la simplicité de l'endroit. Le lendemain, je lui offris le bâton de rando que je réservais pour la montagne. Etourdi de bonheur, il dansa dans sa cuisine...

























De haut en bas : arrière cour de mon "hôtel", intérieur kitsch d'un retaurant chinois, chambre avec son poêle à charbon, le vieil homme étourdi de bonheur qui danse dans sa cuisine le jour de mon départ

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